Les nouvelles réformes dans l’Union Européenne en ce qui concerne les droits d’auteurs a largement fait de bruits autour d’elles, notamment dans la mesure où elle pourrait affecter des millions de chaines YouTube. Une autre partie du groupe Google est également menacée, soit le moteur de recherche lui-même, et la compagnie a ainsi décidé de prendre les devants.

Une loi qui signerait la fin d’internet

Beaucoup mentionnent la mise en place de cette loi comme la fin d’internet comme nous le connaissons si elle venait à être acceptée. En outre, il y a la question de la propriété intellectuelle, et ce qui est considéré comme information pouvant circuler gratuitement ou non sur le web. Google a affiché son intérêt pour la question, dans la mesure où cela viendrait apporter plusieurs modifications fondamentales sur ce que les utilisateurs Européens pourraient voir comme résultats de recherches.

En outre, Google a présenté une capture d’écran qui serait ce à quoi ressembleraient les réponses des requêtes faites depuis son moteur depuis un pays Européen ; cette capture d’écran est caractérisée par la seule présence des en-têtes des articles, sans les courts résumés ni même l’image correspondantes à ceux-ci. En somme toute, si les conditions de la mise en place de cette loi ne sont pas révisées, Google affirme que ses utilisateurs Européens ne trouveront qu’une page de résultats quasiment vides.

Une possible baisse de pertinence l’algorithme de recherche

Il y a environ 80 000 maisons de publication qui ont la possibilité de se retrouver sur le moteur de résultats des recherches pour l’onglet « actualités » sur le moteur de recherche Google. L’algorithme se charge de classer chaque résultat en fonction de leur pertinence, ce qui permet des résultats non biaisés, mais aussi une compétition plus juste entre les différents sites d’actualités.

Aussi, c’est un service gratuit qui ne rapporte pas de revenus à la compagnie, et s’il faudrait payer pour pouvoir afficher un résumé des articles, Google ne pourrait pas se permettre de payer pour chaque maison d’édition. Ainsi, la compagnie serait contrainte de faire un choix, et de se limiter essentiellement à quelques résultats. Cela ferait baisser la crédibilité des résultats en général, car la hiérarchie des publications ne se ferait plus de manière naturelle.

Un vote final au mois de mars

Si la loi a été acceptée, il est encore possible d’y apporter des modifications concernant la forme finale que celle-ci aurait. Il est prévu qu’on en fasse l’implémentation à partir de l’année 2021. Google n’est pas la seule entité qui risque d’y perdre au change, et ce sont toutes les personnes qui souhaitent conserver internet dans sa forme actuelle sont tout aussi concernés.

Pour que les modifications à apporter à l’article 11 soient en faveur du moteur de recherche Google, il est important que près de 36% des pays votants pour cette motion agissent en ce sens. En outre, les organisations comme Electronic Frontier Foundation font des campagnes dans des pays comme la Polande ou l’Allemagne pour inciter leurs représentants à l’Union Européenne à faire le choix qui permettrait de conserver internet comme il est.

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